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 [nouvelle] NeverLand

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AuteurMessage
haneullea
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Messages : 7
Date d'inscription : 27/02/2017
Age : 17

MessageSujet: [nouvelle] NeverLand   Ven 4 Mai - 20:56

NeverLand | J.Jk


Quand nous étions enfants, nous croyions que rien avait une fin. Aujourd'hui, avec toi, je surmonte tout ce qu'en réalité je n'aurais jamais surmonter. Durant ces moment là, c'est comme si nous n'avions jamais grandi, comme quand tu étais auprès de moi. Tout était si beau ici que je ne voulais plus partir. Et quand nous étendions nos bras vers le ciel, que nous réalisions l'impossible je me sentais vivre, pour de vraie...





Your disappearance was painful but meeting you anew in these dreams was filling me with joy. Maybe, I didn't need more to satisfied me. Everyday, I was waiting impatiently to see night falling to dream of you, to have you at my side, as if you had never gone.



Tous ces moments avec toi étaient magnifiques, j'aurais voulu qu'ils ne se finissent jamais. Ta présence ravivait mes journées. Le jour était si morose, sans toi. Je vivais juste pour m'amuser, quand tu étais là. Tu m'avais souvent dit que, quand nous étions enfants, tu pensais que tout était possible et que rien n'avait une fin, que nous ne pourrions jamais être séparés. Je pensais la même chose, je ne sais pas si j'avais eu l'occasion de te le dire à un moment.

 Comme à chaque fois, tu me tendais la main. Tout était si claire ici, si coloré. Avec toi, j'avais l'impression d'être dans une utopie dont je ne voulais plus sortir. Les utopie étaient pourtant irréalisables, mais toi, tu rendais tout possible.  

La première nuit où nous nous étions retrouvés, j'étais si triste. Nous avions pris un bâton et une bouteille trouvée dans le bois. Tu tapais dans la bouteille et celui qui l'envoyait le plus loin gagnait.

Maintenant, j'avais pris l'habitude de venir te voir. Avec toi, je faisais toutes les choses qu'en réalité je n'aurais jamais faite. Je savais que chaque nuit, tu serais là, que tu me tendrais la main pour me relever et que nous passerons du temps ensemble.

Parce que tu étais là, parce que tout était beau et sans règle, je décidais de tout ce que je voulais. Une fois, j'avais décidé de courir vers toi en criant ton nom, " JungKook ! JungKook ! ". Je criais, je riais sans avoir peur de réveiller les voisins, de me faire sermonner. C'est comme s'ils n'existaient pas, comme si les appartements d'à côté n'étaient qu'un décor.

Nous prenions sans arrêt des photos. Tu avais toujours un petit polaroid dans ta main. Une fois, nous étions parti à la mer. Ce jour-là, elle était si belle que le bruit des vagues et la légère brise glaciale m'avaient fait pleurer. J'avais pleuré parce que même avec le vent, je n'avais pas froid, je pouvais faire une course dans le sable avec toi je n'avais pas froid, pas un seul tremblement. Tu avais pris une photo de la mer et je regardais, nostalgique, au large de celle-ci. Il n'y avait rien, juste de l'eau, comme si nous étions sur une île abandonnée. Mais peut importe, tant que tu étais là, le froid, la solitude ne me faisait plus rien.

Je m'étais rendu compte que tu ne prenais que des photos de moi, jamais nous n'étions tous les deux. Alors, je décidais de prendre une photo de toi, seulement. Je t'avais demandé de te mettre un peu plus loin. Tu prenais une pause ridicule, faisant le V de la victoire avec tes doigts comme tout le temps. Je riais et la photo sortait. Je la secouais légèrement et attendais. J'étais si heureuse d'avoir enfin une photo de toi que je m'empressais de la regarder. Mais, sans comprendre pourquoi, tu n'apparaissais pas dessus. Puis les couleurs devenaient soudainement plus sombres et fades. Tu me rejoignais très vite, passant ton bras au dessus de mes épaules pendant que je rangeais dans ma poche la photo.

Et chaque soir je revenais sur ce matelas, dans un nouveau monde. Parce que tu étais là, parce que j'étais là, parce que tout était beau et sans règle. Dans cet endroit, j'affrontais toutes mes peurs, ce que je n'aurais jamais osé faire avant. Là où nous étions, il n'y avait jamais de saisons, il faisait toujours beau, jamais une goutte de pluie ni un nuage, parfois nous observions le ciel dégager pendant des heures sans nous lasser. Les arbres étaient sans arrêt fleuris, rien n'était mort et ici je voyais enfin la nature vivre avec toi et moi.

Il y a quelque chose que nous adorions faire tout les deux. C'était toi qui m'avais conseillé de faire cela. Nous déployions nos bras pour sentir le vent, c'était comme si nous volions pour de vrai. Une fois, nous étions partie au-dessus d'un immeuble, nous observions la vue que nous donnait la ville. Tu t'étais mis au bord du vide sans la crainte de tomber. Je t'avais rejoint et nous avions étendu nos bras comme d'habitude. Nous étions presque tristes lorsque nous ouvrions nos yeux de nouveau.

Puis un jour, nous étions parti sur une rive qui menait vers cette mer. Tu sais, j'avais toujours eu un peu peur de l'eau. Mais depuis le début, je pensais avoir tout affronté sauf cela. Je voyais cet énorme échafaudage en bois et une envie m'était venu. Je te lançais un regard pendant que tu t'asseyais sur le bord de la rive. J'escaladais la structure jusqu'à arriver en haut. A ce moment-là, j'attirais ton attention. Je te souriais et te me le rendais. D'un geste de la main tu m'encourageais à sauter de là où j'étais. Crois-moi, j'étais déterminée. Dans une impulsion, je me mettais à courir. Puis sans réfléchir, je m'élançais au-dessus de l'eau, j'avais l'impression de voler, d'être comme un papillon, une mouette survolant la mer. Je n'avais pas peur de mourir car tu étais là et j'avais tenté tant de chose avec toi, tu m'encourageais à tout vaincre.

Je me réveillais soudainement dans mon lit alors que mon corps s'apprêtait à plonger. Tout était redevenu si fade et sombre. Adieux le beau ciel bleu, ta belle veste jaune pétante et mes baskets aussi vertes que les arbres. Le soleil avait de nouveau disparu et l'hiver était revenu. Tout cela n'était encore une fois qu'un rêve. J'étais pourtant sûre que tu étais là, à chaque fois, j'en oubliais presque ta disparition. Je ne voulais pas accepter le fait de ne plus te revoir. Je détestais me réveiller les matins car je me rendais compte que tout ce que j'avais essayé de reconstruire s'effondraient de nouveau. Je perdais toutes ces photos où tu n'apparaissais même pas, toute les preuves de ta présence et je retrouvais toutes ces règles et ces interdits que je franchissais habituellement dans mes rêves. Tout cela n'était qu'un rêve... Et le rêve, comme l'utopie, n'était qu'une illusion irréalisable. J'essayais tant bien que mal de recréer tous ces moments que j'avais vécus durant mes nuits mais impossible.

Mais tu avais tout de même redonné un sens à ma vie ! Celui d'attendre chaque soir que la nuit tombe pour que je puisse m'endormir et t'avoir à mes côtés. Que tu viennes me rejoindre, que tu prennes ma main et que nous partions loin du monde réel.

Finally, you was right, all things never disappeared, all things never come to an end.
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